En France, en 2019, la production nationale atteint près de 4300 Md€ Si on soustrait les consommations intermédiaires, la valeur ajoutée nationale (PIB) se chiffre à 2200 Md€ . Cela signifie que, chaque année, les français produisent et disposent d’une richesse supplémentaire de 2200 Md€, soit environ 30000 euros par habitant. Cette richesse est soit détruite (consommée, jetée) soit stockée (biens durables, épargne).
Calcul de la Valeur ajoutée
La valeur ajoutée = chiffre d’affaires - consommations intermédiaires
Le chiffre d’affaire = le montant de ce qui a été vendu.
Les Consommations intermédiaires sont les biens et services achetés pour la production, (matière première, fournitures, comptabilité, gardiennage, transport, sécurité, location d’équipements, bureaux, terrains, etc. R&D). Seuls les biens non durables sont pris en compte (sinon on parle d’investissement). La R&D est ici considérée comme de la sous-traitance.
Pour l’INSEE, VA = Valeur de production – Consommations intermédiaires
La valeur de la production = le montant de ce qui a été produit. Si on considère que tout finit par être vendu, la variation des stocks n’est pas prise en compte.
Pour produire, une entreprise ne se contente pas de consommer des matières premières ou des services, elle utilise aussi des équipements et achète des brevets. Ces biens, étant des investissements, ne sont pas comptabilisés dans les coûts intermédiaires. (Cette formation brute de capital fixe = 2/3 des investissements des entreprises).
On appelle valeur ajoutée brute le calcul de la valeur ajoutée qui ne tient pas compte de cette usure des biens d’équipement . On parlera de valeur ajoutée nette si on déduit les dotations aux amortissements des équipements utilisés pour la production.
Les subventions n’entrent pas en compte dans le calcul de la valeur ajouté, les impôts oui (TVA si CA brut).
Dans le cas des entreprises non marchandes, administrations publiques (ALU) ou des institutions sans but lucratif, les biens ne sont pas payés par le consommateur, ni facturés à un tiers, et s’il y a ventes, elles couvrent moins de la moitié des coûts de production.
VA = coûts de production, c’est-à-dire les salaires versés (cotisations sociales incluses) plus les coûts des autres intrants (consommation intermédiaire) plus l’amortissement du capital public (usure des outils de production).
Les consommations intermédiaires incluent virtuellement la production indirecte, comme le financement public de biens et de services marchands (environ 150 Md€ en France, à comparer aux 500 Md€ de production directe des APU). Ces achats s’effectuent principalement dans le secteur de la santé, qu’il s’agisse de médicaments ou de consultations en médecine de ville via la Sécurité sociale. Au-delà ils incluent d’autres « transferts en nature » attachés à des biens ou services particuliers, comme les aides aux personnes âgées dépendantes ou encore les allocations logement. Par ailleurs, la commande publique dopent aussi la VA des entreprises marchandes.
Contributions
Les entreprises marchandes contribuent à 60 % de la VA nationale
Les non-marchandes à 20 %.
Les ménages (location de biens) contribuent à également 20 % de la VA
Répartition
La VA se répartit ensuite entre Salaires, Cotisations sociales (employeur et employé), Dividendes, Frais financiers (remboursements), Investissements et provisions (épargne), Impôts (TVA, impôts fonciers).
Dans cette VA, il y a une part de Non-Valeur Ajoutée (NVA) qui ne concerne pas strictement le processus de fabrication : les coûts annexes de l’entreprise, la bureaucratie, la maintenance des machines... tout ce qui n’est pas directement lié à la fabrication du produit. Ce coût peut englober une mauvaise organisation, des temps d’attente dans la fabrication, des bugs informatiques, un mauvais management, etc… Dans certaines entreprises, ces coûts annexes représenteraient 90 % de la Valeur Ajoutée, c’est à dire 90 % du prix demandé au consommateur !
Puisque le consommateur accepte de payer ce prix, il devrait donc être possible de mieux rémunérer les producteurs en réduisant cette NVA, en simplifiant par exemple les exigences administratives ou en réduisant les niveaux hiérarchiques.
Notons également que les dommages causés par la fabrication et l’usage des produits contribuent à la VA. La dépollution, le traitement d’un accident, les soins aux victimes créent de la valeur ajoutée dès qu’un prix est facturé. La VA ou le PIB n’exprime donc pas le bien être d’une nation mais uniquement son degré d'activité.
PIB = C + I + D + X-M
C = Consommation, I = Investissement, G = Dépenses publiques, X = Exportations, M = Importations.