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Le facteur Capital comprend :

le capital financier (actions, emprunts) ;

le capital naturel (ressources naturelles) ;

le capital physique (immobilier, matériels de production, biens durables, etc.) ;

le capital immatériel (connaissance, savoir-faire, organisation, esprit entreprise).

Dans l’économie de l’information, le capital immatériel peut représenter 70 % de la valeur d’une entreprise.

Le capital financier est apporté par les investisseurs : actionnaires, fonds d’investissement (fonds de pension), par les banques ou par l’état (financement public, subvention...)

Certains considèrent les outils (le capital physique) comme un moyen de production et non un facteur (une machine ne fait rien d’elle-même), on peut dans ce cas les classer dans la catégorie des biens & services. Dans une telle perspective, le capital financier n'est ni facteur ni moyen de production, il n'est que la contrepartie comptable ou juridique des biens & services de consommation/production. Alors seul le travail humain est facteur de production (Keynes).

On définit l’investissement comme le moyen d'augmenter le volume des facteurs de production. La formation peut être considérée comme un investissement, puisqu'elle augmente les capacités des travailleurs.

La productivité des travailleurs mesure la valeur de la production par rapport au coût du travail. Elle dépend évidemment du développement technologique, du management , de l'investissement personnel des travailleurs mais aussi de l'investissement collectif en infrastructures, matérielles : l’état des réseaux, la performance des institutions, l’efficacité du système juridique, de l’administration, la fluidité monétaire, le niveau éducatif, etc. Autrement dit, le bien commun est vecteur de productivité.

La France compte 150000 entreprises (GE, PME) qui embauchent 12 millions de salariés ; 3,5 millions de micro-entreprises englobant 3 millions de salariés ; 6 millions de fonctionnaires et contractuels, 5 millions de travailleurs non salariés (indépendants, dirigeants, investisseurs), 5 millions de sans-emploi. Au total, moins d’un habitant sur deux travaille.

Répartition VA en France : 3 tiers, travail, capital, État

33 % > facteur Travail > Salaires nets avant impôts

30 % > facteur Capital > Dividendes, Frais financiers (dettes) Investissements (immobilier, formation, machines…)

32 % > État > Cotisations sociales, Impôts sur la production (TVA , taxe foncière, TIPP)

5 % > Entreprise > Épargne, provisions, amortissement (FBCF)

 

Pour rémunérer le capital, on parle d’un excédent brut d’exploitation (EBE), en ajoutant à la valeur ajoutée, les subventions d’exploitation et en ôtant les impôts, taxes et versements assimilés, ainsi que les charges de personnel. On parle aussi de profit de l’entreprise. L'EBE permet à la fois de rémunérer les apporteurs de capitaux (banquiers et actionnaires) et l’investissement.

Profit = Valeur Ajoutée (VA) – masse salariale + subvention – impôts

Contrairement à l’EBE qui montre le cash-flow de l’entreprise, le résultat d’exploitation montre sa rentabilité après avoir pris en compte toutes les dépenses (y compris les dépenses exceptionnelles, investissements et remboursements d’intérêts d’emprunt) et après avoir déduit toutes les charges (amortissements, provisions ...).

Le bénéfice ou résultat net = EBE - les amortissements et provisions, les frais financiers et les impôts sur les bénéfices.
Le résultat net permet de rémunérer les actionnaires (dividendes).

La proportion des différents facteurs de production dépend du mode de production choisi : unitaire, artisanal ou industriel, selon que la production est automatisable ou non (ramassage des fruits, recherche, aide à la personne), selon qu’elle est globale (de A à Z) ou modulaire (division du travail), qu’elle s’appuie sur la compétition ou la coopération, qu’elle est vitale, nécessaire ou simplement commerciale.

La structure de production sera hiérarchique pour une activité de collecte et neuronale pour une activité de diffusion. Total a une structure hiérarchique, la Maif a une structure neuronale. Souvent, c’est un mélange des deux, comme la grande distribution. L’éducation par exemple est l’archétype d’une mauvaise structure : elle est hiérarchique alors que son objectif est de diffuser de l’information.

La notion de « Valeur Ajoutée Économique », traduit de l’anglais EVA, est un indicateur financier. L’EVA désigne la création de valeur de l’entreprise. Cette notion est apparue avec la vision moderne qui considère que les capitaux propres ont un coût, tout comme la dette. La valeur créée est le résidu après rémunération des créanciers (intérêts des emprunts) et rémunération attendue des associés. La vision moderne considère qu’à partir du moment où le résultat net, bien que positif, est inférieur à la rémunération attendue des associés, alors il y a destruction de valeur.